vendredi 11 septembre 2009

Aguas Calientes

Départ matinal de Cuzco pour Aguas Calientes par le chemin des écoliers et aussi le moins cher (en train il faut compter environ 40 euros, notre détour nous coutera moins de 5 euros). Départ prévu à 8h, nous partons finalement à 9h, pour 4 heures de trajet qui se transformeront en 5 heures. De Santa Maria nous prenons un mini bus pour Santa Teresa pour environ 1h. De là c’est un autre mini bus qui nous amènera à Hidroelectrica, la fin de la route et également le point de départ du train qui va jusqu’à Cuzco en passant par Aguas Calientes. Nous finissons le chemin à pieds en suivant les rails pour 10 km.
Nous finissons le trajet à la lampe de poche et nous sommes bien évidemment accueillis par les hostels qui nous proposent leurs chambres.
Petit dîner avant de se coucher pour un réveil quelques heures plus tard pour le Machu Picchu.

Cuzco

C’est après 24 heures de bus que nous arrivons à Cuzco, surprenante ville perchée dans les montagnes. Comme dans le centre de Lima, la colonisation a laissé des traces. La ville est très sympathique, il y a beaucoup de touristes partout, n’oublions pas que nous sommes en plein mois d’août.
Le marché est très vivant et coloré.
Balades au fil des rues, pause pour manger dans un restau sans touriste. Nous finissons la journée en allant jusqu’au terminal de bus pour réserver nos billets de bus pour Santa Maria.

Lima

C’est en bus locaux que je me rends à l’aéroport pour une arrivée bien matinale. Avion en avance, à peine arrivé, déjà repartis, cette fois en taxi, pour 12 fois le prix des bus de l’aller, mais un peu de temps de gagné.
Le temps de poser les sacs dans l’auberge et nous ne perdons pas de temps pour nous promener dans le quartier de Miraflores au sud de la ville, sur la côte. Quartier résidentiel et plutôt occidentalisé, nous le laissons rapidement au profit du centre ville qui est bien plus typique et vivant. Beaucoup de restes de la colonisation dans l’architecture, les édifices sont parfois bien imposants.
Descente du drapeau du bâtiment gouvernemental avant de retourner dans tranquillement dans nos quartiers pour la nuit avant de prendre la route le lendemain.

Pérou

Bienvenue au Pérou, peu de temps devant moi il faut que j’aille jusqu’à Lima pour récupérer ma soeur à l’aéroport. En chemin je fais tout de même une pause à Trujillo, une ville marquée par la colonisation et assez agréable.
Et c’est parti pour Lima avec un autre bus.
Arrivée à Lima dans la soirée, recherche d’auberge et repos. Dans l’attente de ma soeur je profite de me trouver dans une grande ville pour visiter le supermarché et redécouvrir certains mets délicats dont mon palais avait oublié les saveurs. Jambon de pays, fromage etc... Sans oublier le cinéma. Petit retour plaisant dans la civilisation occidentale avant de replonger de nouveau dans les découvertes locales.

dimanche 16 août 2009

La Sierra

Me voici donc seul sur la route vers le sud, mais je ne le resterai pas longtemps car je rencontre TD (deux suisses) dans le bus pour Latacunga, nous rendant le lendemain au marché de Saquisili, assez célèbre mais beaucoup moins touristique que celui d’Otovalo dans le nord. L’occasion de gouter au plat traditionnel : le Cui rôti. Rien de bien spécial.
Je prends ensuite la route seul pour Riobamba puis Cuenca.
J’y rencontre RL (deux suisses également) avec lesquels je visite cette magnifique ville, un mélange de style très agréable. Nous nous rendons également au parc Cajas pour aller marcher un peu en altitude. Le paysage est magnifique, on a l’impression qu’il sagit de collines avec plein de petits lacs au milieu. Et pourtant nous sommes aux environs de 4000 mètres d’altitude. Nous grimpons donc une petite colline à plus de 4250 mètres. Eh bien, on est pas monté vite.
De retour à Cuenca, nous retrouvons TD par hasard.
Alors que RL prennent la route de Puerto Lopez je continue ma descente avec TD pour Vilcabamba au sud du pays. Un petit village de tout repos au milieu des montagnes. Balades et far niente au programme, nous irons tout de même nous tremper dans une petite rivière très fraiche.
Finalement je ne continuerai pas de descendre comme je l’avais prévu, je remonte à Loja pour prendre un bus direct pour le Pérou, facilité mais surtout gain de temps.
Promenade dans la journée en attendant le bus de nuit, ce sera ma dernière étape avant le Pérou.

Quito

De retour à Quito, nos chemins avec CK se séparent une nouvelle fois, ils partent pour la Colombie alors que je prendrai la route des montagnes vers le sud.
Avant ça dernière promenade dans Quito avec en point d’honneur la visite de la catedrale del voto nacional, qui est une cathédrale de style gothique. Il est possible de grimper sous les toits et dans les tours ce qui fait mon plus grand bonheur.
Petite remarque spéciale pour les gargouilles qui ne sont pas du même style que celle que l’on peut trouver en Europe.
La balade est agréable, les vues sur la ville sont saisissantes.

Côte pacifique

C’est la direction de la cote pacifique que nous prenons après car nous avons la chance d’être au bon moment de l’année où les baleines passent au large. Nous nous posons donc à Puerto Lopez puis pouvoir aller et venir plus facilement.
Petite promenade pour observer les baleines depuis Puerto Cayo, petite marche dans le parc pour aller à la plage Los Frailes...
Et la petite cerise sur le gateau, un balade juste qu’à l’île de la Plata, surnommée également les Galapagos du pauvre, où il est possible d’observer les bubbies à pattes bleues, ou rouges, des frégates, des albatros, etc, en quelques heures de marche !!!
Bien sûr nous profitons de la ville et de la plage où les pêcheurs déchargent quotidiennement des amas de poissons, avec une majorité de thons. Nous repartons donc un matin avec un thon entier d’environ 3kg, sashimis, papillotes et salade pour agrémenter nos repas.

Ligne de l'équateur

De retour à Quito nous passons l’après-midi sur la ligne de l’équateur. Eh oui ce pays ne s’appelle pas comme ça au hasard. C’est là qu’ont été faites les premières mesures avec les moyens de l’époque.
Et on peut dire qu’ils étaient très doués car ils ne se sont trompés que de quelques mètres. Résultat, l’édifice n’est pas exactement sur l’équateur, mais c’est pas bien grave. Il faut aller un peu plus loin pour marcher sur la véritable ligne calculée par GPS.
Et enfin je peux répondre à la question pour l’avoir essayé de mes mains. Si l’eau s’écoule en tournant dans un sens opposé dans un évier dans l’hémisphère Sud que dans l’hémisphère Nord, que fait-elle sur la ligne de l’équateur ? Eh bien, elle ne tourne pas, elle tombe ! Il ne faut pas s’éloigner beaucoup de la ligne pour voir le changement, c’est assez impressionnant, et si il y a trucage, ben je suis tombé dedans, parce que j’ai rien vu.

Ecuador - Coco

A peine arrivé à Quito en Equateur je retrouve CK et N leur amis à l’auberge, oui c’était prévu. La suite du programme l’est également, direction Coca aux portes de la jungle.
Nous cherchons un guide local pour éviter de nous retrouver dans un groupe touristique. Il nous faudra attendre un jour pour que le guide arrive, et nous voilà partis tous les 4 avec un pilote de bateau et un guide pour 5 jours dans la jungle.
Au programme trek dans la jungle en suivant le guide qui manie la machette avec dextérité. Promenade en caneau sur les rivières et lacs environants. Grimpées aux arbres, imiter Georges de la Jungle. Pêche de piranhas pour le dîner...
Observation des animaux, et plein de découvertes.
Comme ça en vrac, niveau faunes, plusieurs races de singes, fourmis, araignées, serpents, oiseaux, termites, guêpes, grenouilles... ; niveau flore, l’arbre du dragon, ceiba, figuier étrangleurs, nombreux différents palmiers...
Et bien sûr la pluie pour agrémenter le tout.
Logement assez proche du camping.
Rencontre avec les gens qui vivent dans la jungle, pour partager le repas après une partie de football déchainée dans la boue, suivie d’une partie de volley ball.
Bref, un séjour formidable que l’on n’est pas près d’oublier.

mardi 21 juillet 2009

San Blas

Ca fait un petit moment que l’on n’a pas vu l’atlantique du coup direction l’archipel des iles San Blas. Il y a en tout 365 iles ou ilots sur le territoire des Kuna, un peuple autonome.
Depart de très bonne heure le matin, en 4x4 car plus on se rapproche de la cote moins les routes sont bonnes, et c’est plus facile aussi pour traverser les rivières.
Arrivés au port nous attendons le bateau qui nous emmenera sur Pelikano, une des iles habitée. Le trajet est superbe, les iles nous entourent, l’eau est belle, et nous approchons de la fameuse Pelikano. Magnifique...
Nous sommes une dizaine de touristes sur l’ile, qui possède quelques bungalows.
Programme de far niente. Noix de coco à volonté, baignades encore et encore... Possibilité de nager aux iles environnante, ou de prendre un canaux en ramant avec des feuilles de palmiers...
On s’occupe comme on peut. Finalement avec CK on décide de faire un banc pour regarder le coucher de soleil. Nettoyage de la plage et c’est parti pour la construction, avec tout ce que l’on trouve.
Malheureusement les nuages sont de la partie et nous ne verront pas de magique coucher de soleil depuis notre banc.
Néanmoins nous quitterons l’ile avec un lever de soleil disons, coloré.

Panama Ciudad

Après un long trajet en bus nous voici arrivés à Panama Ciudad.
Nous posons nos sacs dans une auberge de jeunesse et partons à la découverte de la ville directement pour une petite promenade qui se transformera en longue marche sous le soleil.
La ville est impressionante, les tours nombreuses, et les quartiers bien différents.
Nous logeons à Casco Viejo, le deuxième vieux quartier de la ville.
J’apprécie beaucoup le quartier qui se trouve pas très loin, très animé, marchands ambulants et tout ce que j’espérais trouver ici.
Retour à l’auberge bien fatigués, nous nous reposons.

Le lendemain, direction les écluses de Miraflores sur le canal de Panama.
En un mot : Impressionnant.
Petit défilé de bateaux, visite du musée fort intéressant, et visionnage de petits films qui font plutôt propagande publicitaire mais qui disent beaucoup.
Pour ceux qui ne savent pas, des travaux d’excavation ont déjà commencé depuis longtemps pour agrandir le canal. Il s’agit en fait de nouvelles écluses, plus grandes pour de plus grands bateaux, qui fonctionneront en parallèle des écluses existantes. Elles seront également plus économique en consommation d’eau.
A savoir que le fonctionnement par écluse est possible grâce aux fortes précipitations durant l’année pour réaprovisionner le lac.
Les nouvelles écluses seront inaugurées en 2014 pour le centenaire du canal.

Costa Rica

Après de nombreuses discussions avec plein de monde, lecture de guide, et visite del Castillo avec les prémices du canal transocéanique, je décide finalement de ne pas me promener au Costa Rica et d’aller au Panama pour voir le fameux canal, en compagnie de CK.
Nous partons donc de San Carlos, prenons un bateau jusqu’à Los Chiles, puis un deux bus nous conduiront à San José la capitale du Costa Rica où nous passerons la nuit.
Le trajet en bus nous donne une idée rapide du pays. Enormément de voitures de particuliers, les enseignes de fast food américains et les infrastructures nous plongent directement dans le bain d’un pays très « développé » et riche. Le trajet nous conforte dans notre idée de continuer la route vers le Panama.
Nous prenons donc le lendemain un bus pour Panama City, 15h de trajet.
Nous retiendrons entre autres du Costa Rica le restau Chinois qui nous a apporté d’autres saveurs que le riz poulet haricots classique.

San Carlos / El Castillo

Rencontre programmée avec CK pour prendre le ferry de nuit entre Altagracia et San Carlos au sud du lac. Jeu de carte pour passer le temps avant de dormir, nous arrivons le matin à San Carlos où P. nous attends. (souvenirs encore, elle était avec nous sur Corn Islands et nous a proposé de nous faire visiter le coin où elle travaille en tant que volontaire).
Petite ville ou village fort agréable au bord du rio San Juan, la principale attraction pour les touristes étant le point d’entrée ou de sortie du Nicaragua avec le Costa Rica.
Nous visitons El Castillo, un fort qui a servi à l’époque des pirates des caraibes pour protéger le Nicaragua des invasions et vols à l’époque où le lien entre les deux océans ce faisait par le rio San Juan et le lac de Nicaragua la fin se faisant par la route pour rejoindre le pacifique.
Il y a eu beaucoup de projet de construire le canal ici, les travaux ayant même commencés, mais abandonné au profit du canal de Panama.
El castillo se trouve au niveau de rapides sur le rio qui lui donnent une position idéale pour un fort.
Retour à San Carlos, puis nous préparons la suite du voyage, en particulier passer la frontière avec le Costa Rica à Los Chile.

Petit proverbe

« Quitte à se cuver, autant ne rien faire »

Après avoir mis en application ce proverbe ces derniers temps me voici de retour sur la toile pour rattraper le retard.
Quelques petits articles et photos pour aller avec.